Catégorie : Conseils immobiliers

  • Contrat de gestion locative : 12 questions à poser avant de signer

    Un contrat de gestion locative engage votre immeuble, vos locataires et vos revenus pour plusieurs mois, parfois plusieurs années. Avant de signer, prenez le temps de poser ces douze questions au gestionnaire. Les réponses doivent se retrouver par écrit dans le contrat.

    Les services

    1. Qu’est-ce qui est inclus exactement?

    Demandez une liste écrite : perception des loyers, relances, renouvellements, mise en location, entretien, rapports. Tout ce qui n’y figure pas risque d’être facturé à part.

    2. Qui sera mon interlocuteur?

    Un gestionnaire dédié qui connaît votre immeuble ou un service général? Demandez son nom et comment le joindre.

    3. Quels sont les délais de réponse aux locataires?

    Pour une urgence (dégât d’eau, chauffage en hiver) et pour une demande courante. Un locataire bien servi reste plus longtemps.

    4. Comment les locataires sont-ils sélectionnés?

    Vérifications effectuées, documents demandés et respect des règles québécoises sur les renseignements personnels. Pourrez-vous approuver chaque nouveau locataire?

    L’argent

    5. Sur quoi sont calculés les honoraires?

    Pourcentage des loyers perçus ou prévus, forfait par logement, taxes en sus. Voir notre article sur les frais de 5 %, 7 % ou 10 %.

    6. Quels frais s’ajoutent?

    Mise en location, gestion de travaux, majoration sur les factures, dossiers au TAL, frais de démarrage ou de fin de contrat.

    7. Quand et comment les loyers me sont-ils versés?

    Date de versement, compte en fidéicommis ou compte distinct, réserve conservée pour les dépenses courantes.

    8. Quel est le seuil de dépense sans mon accord?

    Le contrat doit fixer un montant au-delà duquel votre approbation est requise, sauf urgence pour protéger l’immeuble.

    Le suivi

    9. Que contiennent les rapports et à quelle fréquence?

    Un bon rapport mensuel montre les loyers perçus par logement, les retards, les dépenses avec factures, les demandes traitées et les logements vacants.

    10. Comment sont choisis les entrepreneurs?

    Liste de fournisseurs, soumissions pour les travaux importants, absence de lien financier non divulgué.

    Le contrat

    11. Quelle est la durée et comment y mettre fin?

    Durée initiale, renouvellement automatique, préavis de résiliation et frais éventuels. Un contrat difficile à quitter est un signal d’alarme.

    12. Que se passe-t-il avec mes documents à la fin du mandat?

    Baux, dossiers des locataires, historique des paiements et des travaux doivent vous être remis rapidement. Voir notre guide pour changer de compagnie de gestion.

    En résumé

    Un bon contrat de gestion est clair sur trois points : ce qui est inclus, ce que ça coûte au total et comment en sortir. Si une réponse reste floue, demandez qu’elle soit précisée par écrit avant de signer.

    Kalfa remet une proposition écrite qui répond à ces questions avant toute signature. Demandez votre évaluation gratuite ou estimez les honoraires avec notre calculateur.

  • Comment changer de compagnie de gestion immobilière au Québec

    Retards de réponse, rapports incomplets, logements qui restent vides : beaucoup de propriétaires restent avec une compagnie de gestion qui ne les satisfait plus, simplement parce que le changement semble compliqué. Bien préparé, il se fait sans interruption pour les locataires ni pour vos revenus.

    1. Relisez votre contrat de gestion

    Repérez trois éléments : la durée du contrat et sa date de fin, le préavis de résiliation exigé et les frais éventuels de fin de mandat. Vérifiez aussi les clauses sur la remise des documents et des sommes détenues pour vous.

    2. Choisissez votre nouveau gestionnaire avant de résilier

    Ne laissez pas l’immeuble sans gestion. Faites évaluer votre immeuble, obtenez une proposition écrite et fixez une date de prise en charge qui coïncide avec la fin du préavis. Nos 12 questions à poser avant de signer vous aideront à éviter les mêmes problèmes.

    3. Envoyez un avis de résiliation écrit

    Un avis clair, daté, transmis par un moyen qui laisse une preuve, indiquant la date de fin du mandat et la liste des documents et sommes à remettre.

    4. Récupérez tous les documents

    • Baux en cours, avis de modification et réponses des locataires
    • Coordonnées des locataires
    • Historique des paiements et liste des retards en cours
    • Dossiers ouverts au Tribunal administratif du logement
    • Contrats de service, garanties et factures de travaux
    • Clés, codes d’accès et télécommandes
    • Relevé des sommes détenues pour vous

    5. Informez les locataires

    Les locataires doivent savoir à qui payer le loyer et à qui adresser leurs demandes, à partir de quelle date. Un avis écrit commun de l’ancien et du nouveau gestionnaire, ou à défaut du propriétaire, évite les paiements envoyés au mauvais endroit.

    6. Faites un bilan de départ

    Le nouveau gestionnaire visite l’immeuble, fait l’inventaire des travaux en attente et des problèmes en cours, et vous remet un premier état de la situation. C’est le point de comparaison pour la suite.

    Le bon moment pour changer

    Évitez si possible la période des renouvellements de baux et le 1er juillet. Une transition à l’automne ou au début de l’hiver laisse au nouveau gestionnaire le temps de préparer les avis de modification.

    Les erreurs à éviter

    • Résilier avant d’avoir un remplaçant
    • Oublier les dossiers en cours au TAL
    • Ne pas vérifier le solde des sommes détenues
    • Laisser les locataires sans information

    Kalfa prend en charge la transition : récupération des documents, avis aux locataires et bilan de départ. Demandez votre évaluation gratuite ou découvrez la gestion de plex et la gestion d’immeubles à revenus.

  • Confier la gestion de son duplex ou triplex : est-ce rentable?

    Pour un duplex ou un triplex, la question revient toujours : les honoraires de gestion valent-ils la peine, alors qu’on peut tout faire soi-même? La réponse dépend moins du pourcentage que de ce que la gestion vous coûte déjà, en argent et en temps.

    Ce que coûte la gestion déléguée

    Prenons un triplex dont les deux logements loués rapportent 1 300 $ chacun, soit 2 600 $ par mois. À 7 % des loyers perçus, les honoraires de base sont de 182 $ par mois, environ 2 184 $ par année, avant taxes. Testez votre propre situation avec le calculateur de frais.

    Ce que coûte la gestion par vous-même

    Ce coût est moins visible, mais bien réel :

    • Un mois de logement vacant : 1 300 $ perdus, plus de la moitié des honoraires annuels.
    • Une hausse de loyer mal préparée : un avis envoyé en retard ou une hausse non justifiée peut vous priver d’un ajustement pour une année entière.
    • Une réparation négligée : une infiltration repérée tard coûte beaucoup plus cher qu’un entretien préventif.
    • Votre temps : visites, appels, entrepreneurs, comptabilité, renouvellements. Comptez plusieurs heures par mois, davantage au printemps et en été.

    Quand la gestion déléguée est rentable

    • Vous n’habitez pas l’immeuble ou vous habitez loin
    • Votre emploi ou votre famille laisse peu de temps libre
    • L’immeuble est ancien et demande un suivi régulier
    • Vous avez eu des logements vacants ou des retards de loyer
    • Vous préférez éviter les tensions avec des locataires qui sont aussi vos voisins
    • Vous prévoyez acheter d’autres immeubles

    Quand gérer soi-même peut suffire

    • Vous habitez le plex et avez du temps
    • Les locataires sont stables depuis longtemps
    • L’immeuble est en bon état
    • Vous connaissez bien les règles du bail et du Tribunal administratif du logement

    La solution intermédiaire : la gestion à la carte

    Vous pouvez garder la relation quotidienne et confier seulement les tâches qui vous coûtent le plus : la mise en location d’un logement libéré, les renouvellements de baux ou le suivi d’un chantier. C’est souvent le bon point de départ pour un duplex.

    Notre conseil

    Faites le calcul sur une année complète : honoraires d’un côté, et de l’autre les pertes évitables (vacance, retards, réparations d’urgence) plus la valeur de votre temps. Si les deux colonnes sont proches, la tranquillité d’esprit fait souvent pencher la balance.

    Pour en savoir plus, consultez la page gestion de plex à Montréal ou notre article gérer soi-même ou confier la gestion. Vous pouvez aussi demander une évaluation gratuite.

  • Petite copropriété : comment choisir un gestionnaire

    Dans une copropriété de 4, 6 ou 10 unités, la gestion repose souvent sur quelques administrateurs bénévoles. Tant que tout va bien, ça fonctionne. Puis un administrateur déménage, une infiltration survient ou l’assemblée annuelle est reportée, et le syndicat se retrouve en retard sur ses obligations. Voici comment choisir un gestionnaire adapté à une petite copropriété.

    Les signes qu’il est temps de déléguer

    • Personne ne veut se présenter au conseil d’administration
    • Le registre de la copropriété est incomplet ou dispersé
    • Les charges communes sont perçues en retard
    • Le fonds de prévoyance n’a pas été revu depuis longtemps
    • Les travaux sont reportés d’année en année
    • L’assemblée annuelle n’a pas été tenue à temps

    Ce qu’un gestionnaire peut prendre en charge

    • Tenue du registre et conservation des documents
    • Préparation du budget et suivi des dépenses
    • Perception des charges communes et relances
    • Suivi du fonds de prévoyance et du carnet d’entretien
    • Préparation des assemblées et rédaction des procès-verbaux
    • Entretien des parties communes et coordination des entrepreneurs
    • Soutien lors des réclamations d’assurance

    Le conseil d’administration reste responsable des décisions du syndicat. Le gestionnaire exécute et prépare l’information.

    Les critères pour choisir

    Une offre adaptée à la taille

    Un petit syndicat n’a pas besoin des services d’un grand immeuble de 200 unités. Recherchez une offre simple, avec des frais proportionnés au budget de la copropriété.

    Un interlocuteur accessible

    Les copropriétaires doivent savoir à qui s’adresser et obtenir une réponse rapide.

    Une connaissance des obligations récentes

    Depuis la Loi 16, le carnet d’entretien et l’étude du fonds de prévoyance prennent une place importante. Le gestionnaire doit pouvoir accompagner le syndicat dans ces démarches. Voir notre article sur le fonds de prévoyance et le carnet d’entretien.

    Des rapports compréhensibles

    État des comptes, charges perçues, dépenses et travaux en cours, présentés clairement au conseil.

    Les questions à poser

    • Combien de petites copropriétés gérez-vous?
    • Quels services sont inclus dans les frais de base?
    • Comment sont facturées les assemblées supplémentaires et la gestion de travaux?
    • Quel seuil de dépense exige l’accord du conseil?
    • Comment les documents seront-ils remis en fin de mandat?

    Gestion complète ou partielle?

    Beaucoup de petits syndicats commencent par la gestion financière (budget, charges, paiements) et gardent l’entretien. D’autres confient tout. L’important est que le mandat précise clairement qui fait quoi.

    Découvrez Kalfa Copro, la gestion de petites copropriétés à Montréal, ou consultez notre article sur le rôle du conseil d’administration et du gestionnaire.

  • Frais de gestion immobilière : 5 %, 7 % ou 10 % des loyers, que comprend le service?

    Quand on compare des compagnies de gestion immobilière à Montréal, on tombe vite sur des pourcentages : 5 %, 7 %, parfois 10 % des loyers. Un taux plus bas n’est pas forcément une meilleure affaire. Ce qui compte, c’est ce que le pourcentage paie vraiment et ce qui est facturé en plus.

    Sur quoi s’applique le pourcentage?

    Première question à poser : le taux s’applique-t-il aux loyers perçus ou aux loyers prévus? Sur les loyers perçus, le gestionnaire n’est pas payé pour un logement vide ou un loyer impayé. Sur les loyers prévus, vous payez même quand l’argent n’entre pas. La première formule aligne les intérêts du gestionnaire sur les vôtres.

    Ce que couvre généralement un taux bas (autour de 5 %)

    • Perception des loyers et dépôt au propriétaire
    • Réception des demandes des locataires
    • Rapport périodique simple

    Les autres services sont souvent facturés à part : mise en location, renouvellements, gestion de travaux, déplacements, dossiers au Tribunal administratif du logement. Sur un immeuble avec du roulement, la facture totale peut dépasser celle d’un taux plus élevé.

    Ce que couvre souvent un taux intermédiaire (autour de 7 %)

    • Perception des loyers et relance des retards
    • Renouvellements de baux et avis de modification
    • Coordination de l’entretien courant
    • Rapport mensuel des revenus et dépenses

    La mise en location et les travaux importants peuvent rester facturés séparément. C’est souvent le meilleur équilibre pour un plex ou un immeuble de quelques logements.

    Ce que justifie un taux plus élevé (8 à 10 % et plus)

    • Gestion très complète, mise en location incluse
    • Petits immeubles ou logement unique, où le temps de gestion est élevé par rapport au loyer
    • Immeubles anciens qui demandent beaucoup de suivi
    • Secteurs éloignés ou logements meublés

    Les frais additionnels à repérer dans le contrat

    • Frais de mise en location (souvent une fraction d’un mois de loyer)
    • Majoration sur les factures des entrepreneurs
    • Frais de gestion de travaux majeurs
    • Frais de dossier au TAL et de présence aux audiences
    • Frais d’ouverture de dossier ou de résiliation
    • Taxes (TPS et TVQ) sur les honoraires

    Un exemple chiffré

    Prenons un immeuble de 6 logements loués 1 400 $ par mois, soit 8 400 $ de loyers mensuels. À 5 %, les honoraires de base sont de 420 $ par mois. À 7 %, ils sont de 588 $. Mais si l’offre à 5 % facture à part deux mises en location dans l’année et la gestion d’un chantier, l’écart peut disparaître. Faites vos propres scénarios avec le calculateur de frais de gestion.

    Comment comparer deux offres

    1. Listez tous les services dont votre immeuble a besoin sur une année.
    2. Pour chaque offre, notez ce qui est inclus et ce qui est facturé en plus.
    3. Estimez le coût annuel total, taxes comprises.
    4. Comparez ensuite la qualité : délai de réponse, rapports, interlocuteur dédié.

    Pour la liste complète des points à vérifier, consultez nos questions à poser avant de signer un contrat de gestion. Chez Kalfa, les services inclus et les honoraires sont détaillés dans une proposition écrite, après l’évaluation gratuite de votre immeuble.

  • Cession de bail et sous-location au Québec : guide pour les propriétaires

    Un locataire vous annonce qu’il déménage avant la fin de son bail et qu’il a « trouvé quelqu’un pour reprendre l’appartement » ? Au Québec, c’est une situation très fréquente, surtout à Montréal. Le locataire a le droit de céder son bail ou de sous-louer son logement, mais le propriétaire conserve aussi des droits importants.

    Ce guide explique la différence entre cession de bail et sous-location, la marche à suivre et les erreurs qui peuvent vous coûter cher.

    Cession de bail ou sous-location : quelle différence ?

    La cession de bail

    Avec une cession, le locataire actuel transfère son bail à une nouvelle personne, qui devient votre locataire pour le reste du bail, aux mêmes conditions : même loyer, même date de fin, mêmes clauses. Le locataire initial quitte définitivement la relation et est, en règle générale, libéré de ses obligations envers vous pour la suite du bail.

    La sous-location

    Avec une sous-location, le locataire reste votre locataire. Il loue lui-même tout ou une partie du logement à un sous-locataire, souvent pour une période limitée (un séjour à l’étranger, un stage, etc.). Le locataire principal demeure responsable envers vous du paiement du loyer et du respect du bail.

    En résumé :

    • Cession : nouveau locataire, l’ancien est libéré.
    • Sous-location : le locataire principal reste responsable.
    • Dans les deux cas, le locataire doit vous aviser et obtenir votre consentement.

    La procédure prévue par la loi

    Le Code civil du Québec encadre les deux situations de la même façon sur l’essentiel.

    1. L’avis du locataire

    Le locataire doit vous transmettre un avis indiquant le nom et l’adresse de la personne à qui il souhaite céder le bail ou sous-louer le logement. Demandez que cet avis soit fait par écrit : il vous servira de preuve.

    2. Votre réponse dans les 15 jours

    Vous disposez de 15 jours après la réception de l’avis pour répondre. Si vous refusez, vous devez indiquer au locataire les motifs de votre refus dans ce délai. Si vous ne répondez pas dans les 15 jours, vous êtes réputé avoir consenti. C’est l’erreur la plus fréquente des petits propriétaires : laisser passer le délai.

    3. Les vérifications sur le candidat

    Pendant ces 15 jours, vous pouvez évaluer le candidat comme vous le feriez pour un nouveau locataire, en respectant les règles sur la protection des renseignements personnels et l’interdiction de discrimination. Nos articles sur la sélection de locataires et sur la Loi 25 détaillent ce que vous pouvez demander.

    Quand pouvez-vous refuser ?

    Vous ne pouvez pas refuser une cession ou une sous-location sans raison. Le refus doit reposer sur un motif sérieux. En pratique, on considère notamment comme des motifs sérieux :

    • Une capacité de payer le loyer manifestement insuffisante, appuyée par des vérifications.
    • De mauvaises références d’anciens propriétaires concernant le paiement ou le comportement.
    • Un risque raisonnable pour la jouissance paisible des autres occupants de l’immeuble.

    À l’inverse, refuser parce que vous souhaitez augmenter le loyer, parce que vous préférez relouer vous-même ou pour un motif discriminatoire n’est pas valable. Le locataire peut alors s’adresser au Tribunal administratif du logement (TAL).

    Peut-on profiter de la cession pour augmenter le loyer ?

    Non. Le nouveau locataire reprend le bail tel qu’il est. Le loyer ne change pas jusqu’à la fin du bail; une éventuelle hausse se négocie ensuite au renouvellement, selon les règles habituelles. Voyez notre guide sur l’augmentation de loyer au Québec.

    Les frais que vous pouvez réclamer

    La loi permet au propriétaire qui consent à la cession ou à la sous-location d’exiger seulement le remboursement des dépenses raisonnables qui en résultent, par exemple les frais d’une enquête de crédit. Il n’est pas permis d’exiger des « frais de cession » forfaitaires ni un dépôt de garantie. Rappel utile : notre article sur le dépôt de garantie au Québec.

    Bonnes pratiques pour le propriétaire

    • Notez la date de réception de chaque avis et inscrivez l’échéance de 15 jours à votre agenda.
    • Répondez toujours par écrit, que vous acceptiez ou refusiez, avec des motifs clairs en cas de refus.
    • Faites un état des lieux au départ du locataire initial et à l’arrivée du nouveau. Voir notre article sur l’état des lieux d’un logement.
    • Mettez à jour vos coordonnées de contact, vos listes de clés et vos accès.
    • En sous-location, rappelez au locataire principal qu’il demeure responsable du loyer.

    La cession comme solution pour le propriétaire

    On voit souvent la cession comme une contrainte, mais elle a des avantages. Elle évite un logement vacant, puisque le nouveau locataire arrive généralement dès le départ de l’ancien. Elle vous évite aussi de chercher et de faire visiter vous-même. Si le candidat est solide, accepter rapidement est souvent la meilleure décision d’affaires.

    Lorsqu’on gère plusieurs portes, suivre les avis, les délais et les vérifications devient vite lourd. C’est l’un des aspects que prend en charge un gestionnaire immobilier, comme nous l’expliquons dans Gestionnaire immobilier à Montréal : que fait-il vraiment ?

    Foire aux questions

    Le locataire peut-il céder son bail sans mon accord ?

    Non. Il doit vous aviser et obtenir votre consentement. Toutefois, si vous ne répondez pas dans les 15 jours, la loi considère que vous avez consenti.

    Puis-je exiger un nouveau bail avec le nouveau locataire ?

    Dans une cession, le bail existant se poursuit avec le nouveau locataire. Vous pouvez faire signer un document constatant la cession, mais vous ne pouvez pas imposer de nouvelles conditions.

    L’ancien locataire reste-t-il responsable après une cession ?

    En règle générale, pour un bail de logement, la cession libère l’ancien locataire de ses obligations pour la suite. En sous-location, au contraire, le locataire principal reste responsable.

    Que faire si je reçois un avis de cession incomplet ?

    Demandez par écrit les informations manquantes, soit le nom et l’adresse du candidat. En cas de doute sur le calcul du délai, il est prudent de répondre à l’intérieur des 15 jours suivant la première réception.

  • Accès au logement par le propriétaire : préavis et droits au Québec

    Inspecter un logement, faire réparer un robinet, faire visiter l’appartement à un futur locataire : un propriétaire doit régulièrement entrer dans un logement loué. Mais au Québec, le locataire a droit à la jouissance paisible des lieux et à la protection de sa vie privée. Le droit d’accès du propriétaire est donc bien encadré par le Code civil.

    Voici ce que tout propriétaire montréalais devrait savoir pour accéder au logement sans créer de conflit.

    Le principe : un droit d’accès encadré

    Le propriétaire peut accéder au logement pour certaines raisons légitimes : vérifier son état, y effectuer des travaux ou le faire visiter à un acquéreur éventuel ou, dans certaines situations, à un locataire éventuel. En dehors de ces motifs, le logement est le domicile du locataire et vous ne pouvez pas y entrer à votre guise, même si vous en êtes propriétaire.

    Le préavis de 24 heures

    Pour vérifier l’état du logement, y faire des travaux ou le faire visiter à un acheteur potentiel, le propriétaire doit, en règle générale, donner au locataire un préavis d’au moins 24 heures.

    • Le préavis peut être verbal, mais un écrit (courriel ou texto conservé) est fortement recommandé comme preuve.
    • Indiquez la date, la plage horaire prévue et le motif de la visite.
    • Si des entrepreneurs viennent, précisez-le.

    Les heures permises

    Le locataire peut refuser l’accès au logement avant 9 h et après 21 h, sauf en cas d’urgence. Planifiez donc vos visites et vos travaux dans cette plage, idéalement en vous entendant avec le locataire sur un moment qui lui convient.

    Les visites quand le locataire quitte

    Lorsque le locataire a avisé qu’il ne renouvelle pas son bail, ou que le bail prend fin, il doit permettre la visite du logement et l’affichage d’une pancarte « À louer ». Dans ce cas précis, la loi n’exige pas le préavis de 24 heures pour faire visiter le logement à un locataire éventuel, mais les visites doivent se faire à des heures raisonnables. Une bonne communication évite bien des tensions : proposez des blocs de visites plutôt que des passages imprévus.

    Pour réduire la période sans locataire, consultez aussi nos 7 façons de réduire l’inoccupation.

    Les situations d’urgence

    En cas d’urgence, comme une fuite d’eau importante, un risque d’incendie ou un bris qui menace l’immeuble, le propriétaire peut accéder au logement sans préavis et en dehors des heures habituelles. Il doit tout de même agir de façon raisonnable : limiter l’intervention à ce qui est nécessaire et informer le locataire dès que possible.

    Notre article Dégât d’eau dans un logement locatif : qui est responsable ? détaille les réflexes à avoir dans ce type de situation.

    Les réparations urgentes et nécessaires

    Le locataire ne peut pas empêcher les réparations urgentes et nécessaires à la conservation de l’immeuble. Pour des travaux majeurs non urgents, des règles spécifiques s’appliquent, notamment un avis écrit préalable décrivant les travaux, leur durée et, s’il y a lieu, la nécessité d’évacuer temporairement le logement. Ces règles visent à protéger le locataire tout en permettant l’entretien de l’immeuble.

    Ce que le propriétaire ne peut pas faire

    • Entrer dans le logement sans préavis pour une simple vérification non urgente.
    • Utiliser sa clé pendant l’absence du locataire sans l’avoir avisé.
    • Multiplier les visites au point de nuire à la jouissance paisible du logement.
    • Changer les serrures sans remettre une clé au locataire.

    Pour les visites liées à la location ou à la vente, le locataire peut aussi exiger que le propriétaire ou son représentant soit présent. Les manquements répétés peuvent mener à un recours devant le Tribunal administratif du logement.

    Bonnes pratiques pour des visites sans conflit

    Prévoyez un calendrier d’inspections

    Une inspection préventive une ou deux fois par année, annoncée d’avance, permet de repérer les infiltrations, les problèmes de chauffage ou les traces de nuisibles avant qu’ils ne deviennent coûteux. Notre calendrier d’entretien préventif d’un plex peut servir de base.

    Regroupez les interventions

    Si un plombier et un électricien doivent passer, essayez de les faire venir la même journée. Le locataire appréciera de ne pas être dérangé plusieurs fois.

    Gardez une trace écrite

    Conservez vos préavis, les réponses du locataire et des photos de l’état du logement lors des visites. Ces éléments sont précieux en cas de désaccord.

    Restez courtois et prévisible

    La grande majorité des conflits d’accès viennent d’un manque de communication. Un message clair, envoyé à l’avance, règle la plupart des situations. Voir aussi notre article sur la gestion des demandes des locataires.

    Foire aux questions

    Le préavis de 24 heures doit-il être écrit ?

    La loi n’exige pas toujours un écrit, mais il est fortement conseillé de le faire par écrit pour pouvoir prouver que le préavis a été donné.

    Le locataire peut-il refuser une visite ?

    Il ne peut pas refuser une visite légitime faite avec un préavis suffisant et aux heures permises. Il peut toutefois refuser l’accès avant 9 h et après 21 h, sauf urgence.

    Puis-je entrer si le locataire ne répond pas à mes messages ?

    Si le préavis a été valablement donné pour un motif prévu par la loi, l’accès est en principe possible. En cas de doute ou de conflit, il est préférable de documenter vos démarches et de vous renseigner auprès du Tribunal administratif du logement.

    Le gestionnaire peut-il faire les visites à ma place ?

    Oui. Un gestionnaire immobilier mandaté peut donner les préavis, coordonner les entrepreneurs et accompagner les visites en votre nom.

  • Gérer soi-même ou confier la gestion de son immeuble ?

    Beaucoup de propriétaires commencent par gérer eux-mêmes leur premier plex. Avec le temps, le nombre de logements ou les contraintes personnelles amènent souvent à se poser la question : faut-il confier la gestion ?

    Gérer soi-même : les avantages

    • Aucuns frais de gestion
    • Un contact direct avec les locataires
    • Un contrôle total sur chaque décision

    Gérer soi-même : les limites

    • Des appels le soir, la fin de semaine et en vacances
    • Le temps consacré aux visites, aux réparations et à l’administration
    • Le risque d’erreurs avec les règles du Tribunal administratif du logement
    • La difficulté de gérer à distance ou plusieurs immeubles

    Confier la gestion : les avantages

    • Du temps libéré
    • Une gestion structurée des loyers, des baux et de l’entretien
    • Un réseau de fournisseurs et d’entrepreneurs
    • Des rapports clairs sur la performance de l’immeuble

    Les signes qu’il est temps de déléguer

    • Vous repoussez des réparations faute de temps.
    • Les retards de loyer s’accumulent.
    • Vous avez acquis un deuxième ou un troisième immeuble.
    • Vous déménagez loin de votre immeuble.
    • La gestion vous cause plus de stress que de satisfaction.

    La solution intermédiaire

    La gestion à la carte permet de déléguer seulement certaines tâches, comme la mise en location ou la perception des loyers.

    Découvrez la gestion locative Kalfa et demandez une évaluation gratuite.

  • Bail commercial : les notions de base pour les propriétaires

    Le bail commercial fonctionne très différemment du bail de logement. Il n’est pas soumis au Tribunal administratif du logement et laisse une grande place à la négociation. Un bail mal rédigé peut donc coûter cher pendant des années.

    Une grande liberté contractuelle

    Le bail commercial est régi par les règles générales du Code civil du Québec. Il n’existe pas de formulaire obligatoire ni de contrôle des augmentations de loyer comme pour les logements. Tout se joue dans la rédaction du bail.

    Les éléments à prévoir

    • La durée et les options de renouvellement
    • Le loyer de base et ses indexations
    • Les frais d’exploitation, taxes et assurances refacturés au locataire
    • La répartition des travaux d’entretien et de réparation
    • Les travaux d’aménagement et leur financement
    • L’usage permis des lieux
    • La cession et la sous-location
    • Les garanties : caution, dépôt, lettre de crédit

    Bail brut ou bail net

    Dans un bail brut, le propriétaire assume la plupart des frais d’exploitation. Dans un bail net, une partie ou la totalité de ces frais est refacturée au locataire. La formule choisie change complètement la rentabilité.

    Se faire accompagner

    Compte tenu des enjeux, faites rédiger ou réviser le bail commercial par un professionnel du droit.

    Kalfa gère les locataires et l’entretien des immeubles commerciaux et mixtes. Demandez une proposition.

  • Loi 25 : protéger les renseignements personnels de vos locataires

    Les propriétaires recueillent beaucoup de renseignements personnels : identité, revenus, références, dossiers de crédit. Depuis la Loi 25, la loi québécoise encadre plus strictement leur collecte, leur conservation et leur destruction.

    Ne recueillir que le nécessaire

    Ne demandez que les renseignements réellement utiles pour évaluer une candidature ou gérer un bail. Le numéro d’assurance sociale, par exemple, n’est pas nécessaire pour louer un logement.

    Obtenir le consentement

    Informez les candidats de la raison de la collecte et de l’usage prévu. Obtenez un consentement clair, idéalement écrit, avant toute vérification de crédit ou de références.

    Protéger les dossiers

    • Rangez les documents papier dans un endroit fermé.
    • Protégez les fichiers numériques par mot de passe.
    • Limitez l’accès aux personnes qui en ont besoin.
    • Évitez d’envoyer des pièces d’identité par des moyens non sécurisés.

    Détruire ce qui n’est plus utile

    Les dossiers des candidats non retenus ne doivent pas être conservés indéfiniment. Détruisez-les de façon sécuritaire une fois qu’ils ne sont plus nécessaires.

    Désigner un responsable

    Les entreprises doivent désigner une personne responsable de la protection des renseignements personnels. Pour un propriétaire qui exploite son immeuble comme une entreprise, cette exigence s’applique aussi.

    En cas d’incident

    Un vol ou une perte de renseignements peut entraîner des obligations de déclaration. Prévoyez à l’avance comment réagir.

    Kalfa applique ces règles dans la sélection des locataires. Voir aussi notre politique de confidentialité.